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Nombre d'épisodes : 26x43 mn
Créateur(s) : Rick Berman, Brannon Braga
Genre : odyssée cosmique pacifiste
Acteurs : Scott Bakula, Jolene Blalock, Anthony Montgomery
Diffusion : pas encore annoncée en France
LA GENESE D'UNE SAGA MYTHIQUE
Depuis
le dernier épisode de "Star Trek : Voyager", tous
les fans de l'uvre de Gene Roddenburry vivaient dans l'attente,
dans l'espoir de voir débarquer une nouvelle série
se déroulant dans l'univers de la Fédération
Unie des Planètes. Contre toute attente, c'est l'ancienne
vedette de la série culte Code Quantum qui se retrouve aux
commandes d'un nouvel Enterprise
Débuts difficiles pour un
projet ambitieux
Cela
faisait déjà plusieurs années que la Paramount
songeait à une nouvelle série Star Trek susceptible
de remplacer à l'écran leurs précédentes
créations. Ainsi, il fût un temps évoqué
une série mettant en vedette des étudiants dans un
Starfleet Academy des plus prometteurs. Mais rapidement, le projet
sera abandonné au profit d'un produit moins risqué.
Ce dernier serait dérivé des films Star Trek
mettant en vedettes l'équipage originel de l'Enterprise.
Son héros aurait dû être le Capitaine Sulu, désormais
seul maître à bord du vaisseau Excelssior. Malheureusement,
l'acteur George Takei préféra refuser cette séduisante
proposition.
Tout aurait pu en rester là si les producteurs n'avaient
pas eu l'ultime idée de se servir du film Star Trek :
Premier contactcomme base pour un concept remarquable. Plutôt
que de réaliser une énième suite, pourquoi
ne pas imaginer une préquelle ? Beaucoup de fans ont apprécié
le scénario de ce film qui montrait en quelque sorte les
débuts de l'univers Star Trek avec la première
rencontre entre les humains et les Vulcains. Il fut donc décidé
que la série se nommerait Enterprise, et raconterait
les aventures du premier vaisseau à avoir porté ce
nom.
Scott Bakula, ancêtre de
William Shatner
Pour
lancer définitivement le projet, il fallait faire aussi fort
que la concurrence. Un peu comme Bruce Boxleitner (vedette des Deux
font la paire) pour Babylon 5 ou Richard Dean Anderson
(l'inoubliable MacGyver) pour Stargate SG-1, il fallait
un acteur sympathique qui puisse apporter sa notoriété
et son charisme a une uvre qui a beaucoup perdu de son originalité
au fil des années. Cet acteur, c'est Scott Bakula, connu
dans le monde entier pour l'excellente série Code Quantum
(souvent rediffusée en France sur M6). Il joue ici Jonathan
Archer, le capitaine du tout premier Enterprise.
L'histoire d'Enterprise démarre au 24tème siècle,
dans une petite communauté fermière de l'Oklahoma.
Un vaisseau Klingon s'y écrase, l'unique survivant tentant
alors d'échapper à deux étranges extraterrestres
qui seront finalement abattus par deux fermiers. Au même moment,
des ingénieurs mettent la dernière main au premier
prototype de vaisseau spatial terrien, l'Enterprise. Son capitaine,
Jonathan Archer est bien décidé à partir explorer
la galaxie, et cela, contre l'avis des Vulcains. Ces derniers sont
les premiers extraterrestres à avoir pris contact avec l'humanité.
Ils ne jugent pas encore prêts à voyager dans les étoiles.
L'histoire en marche
Pour
bien faire comprendre aux téléspectateurs que cette
série se situe chronologiquement avant celle qui avait fait
le succès d'un certain Capitaine Kirk (William Shatner),
la production opta pour des décors et des costumes moins
sophistiqués, plus réalistes. Ainsi, on peut le signaler,
Archer évoque la présence de toilettes dans les installations
pourtant très futuristes de son magnifique vaisseau. De quoi
en remontrer à une concurrence qui a toujours tendance à
se moquer des pyjamas high-tech de l'univers Star Trek !
Et puis, de cette manière, les producteurs montrent qu'ils
sont aussi capables de se moquer d'eux-mêmes. C'est en tout
cas cette impression d'assister aux débuts de l'aventure
Star Trek qui fait la force de cette série. Sans compter
que les différents scénaristes travaillant sur Enterprise
ne manqueront pas de faire référence à de nombreux
éléments concernant le futur de l'univers Star
Trek. De quoi passionner tous les fans en quête du "détail
qui tue".
Alexandre Faure
   
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