17 novembre 2003 A
l'année prochaine Du 12 au 16 novembre s'est déroulé
à Auxerre, dans l'Yonne, le 4ème Festival International
Musique et Cinéma. Une nouvelle édition qui confirme
bien une chose : cette manifestation est appelée à
devenir LE rendez-vous des Bofophiles de tous horizons, ainsi que
des compositeurs et cinéastes un tant soit peu concernés
par la sonorité de leur oeuvre. Nous reviendrons en détail
sur le déroulement de la compétition dans un prochain
dossier. Sachez seulement qu'au-delà d'un palmarès
pertinent (Le Cerf-volant et Contes de
l'horloge magique méritaient leurs récompenses)
quoiqu'un peu frustrant (prix ridicule de la meilleure vente de
BO en France et aux Etats-Unis, plaçant Taxi 3
en tête de liste tandis que Kill Bill Volume 1
n'était nominé nulle part !), les festivaliers auront
eu droit à deux concerts de taille, l'un de Alexandre Desplats
(Nids de Guêpes, Sur mes lèvres) épaulé
par un quintet de cordes, l'autre, monumental, de Maurice Jarre,
dirigeant près de deux heures de suites symphoniques tirées
de Lawrence d'Arabie, Dr Jivago,
Witness, Mad Max 3, Grand
Prix et consorts, face à un orchestre de 95 personnes.
Une date.
18 novembre 2003 Larme
Fatale De Die Hard à L'Arme
Fatale en passant par Highlander, Hudson
Hawk, Le Dernier Samaritain et Last
Action Hero, il avait donné un son au nouveau blockbuster
hollywoodien. Event Horizon, X Men
et surtout Le Géant de Fer avaient mis en
valeur sa fougue et sa fantaisie, avant que des titres comme Band
of Brothers ou Open Range (sa toute dernière
partition) n'imposent définitivement son immense talent.
Michael Kamen nous a quittés dans la matinée du mardi
18 novembre des suites d'un arrêt cardiaque.
Il n'avait que 55 ans.
18 novembre 2003 24
Heures de Plus Tandis que Canal + n'a pas encore diffusé
le final mémorable de la saison 2, la saison 3 de 24
est déjà entamée aux Etats-Unis depuis quatre
semaines. Petite constatation au vu des quatre premiers épisodes
: le traitement iconoclaste et nihiliste ne s'est en rien effacé
au profit d'une écriture plus consensuelle, l'évolution
psychologique du héros allant jusqu'à rappeler les
grandes heures de William Friedkin, French Connection
et Police Fédérale L.A. en tête.
A ces polars, Cassar, Surnow et Cochran empruntent également
une atmosphère réaliste et malsaine, trouvant un point
d'orgue dès le second chapitre, lors d'un gunfight au fusil
à pompe dans un immeuble rempli de junkies. Restent des intrigues
parallèles ayant un peu de mal à s'imposer, mais qui
trouveront sans doute leur place sur l'ensemble de la saison. Vu
la manière impressionnante dont les auteurs avaient rattrappé
les mésaventures de Kim Bauer à la fin de Day
2, on part confiant !
19 novembre 2003 Star
Wars Episode 2.5 Diffusé du lundi au vendredi sur Cartoon Network,
Clone Wars ne paie pas de mine à première
vue. Signée Genndy Tartakovsky (Samurai Jack,
Les Powerpuff Girls), la mini-série fait
office de lien entre les épisodes II et
III de Star Wars, et narre les
différentes étapes de la Guerre des Clones. Le graphisme
a beau se conforter dans un détail minimaliste et l'animation
souffrant par moment de l'urgence du projet, Clone Wars
reste une réussite étonnante, souvent bien plus trépidante
que la nouvelle trilogie de Lucas. Rythmés à la seconde
de métrage près, les dix premiers chapitres s'avèrent
d'une ambition largement supérieure aux films. Le principe
parle de lui-même : chaque épisode se concentre sur
une bataille, spatiale, terrestre ou sous-marine. Les dialogues
sont réduits à leur plus simple expression et se justifient
toujours par un développement des personnages ou des enjeux
narratifs. On parle déjà d'une sortie DVD en début
d'année prochaine.