John Williams n'est jamais aussi bon que lorsqu'il travaille avec
Steven Spielberg et Minority Report justifie une nouvelle fois
leur union au-delà de toute espérance. En un déluge
de leitmotivs essentiellement rythmiques et de sonorités diffuses
(les notes sont soit liées comme jamais, soit à ce point
piquées qu'elles se superposent comme autant de couches texturales),
Williams contribue à l'enfantement d'un monde immatériel,
fondé sur l'illusion, tout en renforçant les confrontations
des personnages au réel. Au terme d'une heure de visions transparentes,
combinaison de miroirs et d'hologrammes, Spielberg déplaçait
l'action de son film dans des décors sales, aux murs opaques,
palpables. Soudaines, les cordes et les instrumentations concrètes
de Williams se chargeront parallèlement d'envelopper l'auditeur,
de le diriger vers des codes plus identifiables avant qu'une ballade
(le thème de Sean) ne sollicite tous les violons de l'orchestre.
Fruit d'un projet de mise en scène commun, la bande originale
de Minority Report est autant académique qu'avant-gardiste,
le maestro expérimentant autant avec ses notes que Spielberg
avec sa caméra.
01
- Minority Report
02 - " Can you see ? "
03 - Pre-Crime to the Rescue
04 - Sean & Lara
05 - Spyders
06 - The Greenhouse Effect
07 - Eye-Dentiscan
08 - Everybody runs !
09 - Sean's Theme
10 - Anderton's Great Escape
11 - Dr Eddie & Miss Van Eych
12 - Visions of Anne Lively
13 - Leo Crow The Confrontation
14 - " Sean " by Agatha
15 - Psychic Truth & Finale
16 - A New Beginning