Il fut une époque où Alan Silvestri flirtait
avec les cimes de la A-List des compositeurs hollywoodiens, ses bandes
originales pour les films de Robert Zemeckis (et par-dessus toutes
Retour vers le futur) s’étant imposées
dans l’inconscient collectif au même titre que les mélodies
de La Guerre des Etoiles. Après une longue
traversée du désert (point d’orgue : le fourre-tout
étouffant du Retour de la Momie), Identity
sonne l’heure des retrouvailles tant attendues. En un prologue
splendide, savoureux dialogue de harpe, de violons et de flûtes,
Silvestri renoue avec ses oeuvres les plus nuancées. Comparable
au leitmotiv phare du Basic Instinct de Goldsmith
sans toutefois en égaler la maîtrise, le thème
principal pose les fondements d’une partition troublante, parcourue
d'expérimentations (bruits sourds, réverbérations,
pulsations, etc.) et de sursauts percussifs étonnants (les
pistes 3, 5, 6 et 9 tout particulièrement). On ne regrettera
alors que la très courte durée de cet album sans doute
loin de proposer l’intégralité de la composition,
même si une demi-heure réussie vaudra toujours mieux
que deux heures de vacarme.
01 – Prologue
02 – What have you done ?
03 – Settling In
04 – Lou is Dead
05 – Suicide Jumper
06 – It Was An Accident
07 – Bodies Disappear
08 – May 10th
09 – Rhode's Secret
10 – Showdown
11 – Orange Grove
12 – No Second Chance
13 – Identity End Credits