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JUMPER (BLU-RAY)
Etats-Unis - 2008

Genre : Science-fiction
Réalisateur : Doug Liman
Acteurs : Hayden Christensen, Jamie Bell, Samuel L. Jackson...
Musique : John Powell
Image :
2.35 16/9 compatible 4/3
Son : Anglais et Français en DTS, Anglais en DTS HD
S-T : français et divers
Editeur/distrib. :
FPE
Date de sortie : 10 septembre 2008

Film :
Technique :

Interactivité :

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Synopsis : Depuis qu'il a découvert qu'il pouvait se téléporter n'importe où sur terre, le monde n'a plus de limite pour David Rice. grâce à son pouvoir, il peut déjeuner en Egypte sur la tête du Sphinx, passer la journée à faire du surf en Australie, dîner à Paris et prendre le dessert au Japon. Les murs ne l'arrêtent plus et aucun coffre de banque ne lui résiste. Libre comme personne, David vit dans l'insouciance la plus totale, jusqu'à ce que...

Saut de puce

Si l'on excepte les déjà confirmés Samuel L. Jackson et Jamie Bell (cf. ses prestations majestueuses dans Billy Elliott et King Kong), les personnalités qui mènent ce Jumper font l'objet d'un questionnement réel de la part des cinéphiles.

Hayden Christensen déjà, aperçu pour la première fois dans L'Antre de la folie de tonton Carpenter, plus que correct dans Virgin Suicides et La Maison sur l'océan et carrément nul (George Lucas n'y est sans doute pas pour rien) dans Star Wars Episodes II & III, continue sa carrière en dent de scie. Malheureusement, c'est un peu le creux de la vague dans lequel il échoue ici, son interprétation se montrant incapable d'embrasser l'exceptionnel potentiel de son personnage. Il faut dire que le script lui impose des motivations dignes d'un bien mielleux soap opera, et que sa partenaire féminine à l'écran constitue sans doute l'une des plus belles erreurs de casting de la décennie. Dans sa caractérisation, Jumper commence donc assez mal. Mais le pire, hélas, est ailleurs.

Vu à la TV !

Doug Liman, réalisateur efficace de Go et La Mémoire dans la peau, et tâcheron satisfait à l'origine de Mr. & Mrs Smith, fait lui aussi preuve d'un manque flagrant d'implication, alors même qu'il occupe de surcroît le siège de producteur. Succession assez paresseuse d'images superficiellement liées les unes aux autres (la gestion de l'espace est calamiteuse, et le cadre se montre incapable d'iconiser ses héros), Jumper sombre dans la plupart de ses séquences d'action dans la facilité de la "Shaky Cam", faux raccords et musique ridicule de John Powell (ce n'est pourtant pas son habitude) à la clef. Seules quelques séquences parviennent visuellement à étonner, aidées par les prouesses technologiques de Weta (la course en voiture dans le centre ville, la poursuite entre les deux jumpers à travers une dizaine de pays) mais celles-ci s'appuient sur des enjeux tellement flous, voire inexistants, qu'on finit très vite par s'apercevoir de l'aspect vain de l'entreprise. Sorte de pilote de série TV de luxe (ça fonctionne donc sur un petit écran), Jumper est loin de remplir son contrat de blockbuster ciné du samedi soir.

Alexandre Poncet




Image :
Rien à dire sur la qualité visuelle du Blu-Ray : la définition est au diapason, les couleurs ressortent merveilleusement (beaucoup de vert, de blanc et d'ocre, le film partageant son environnement entre milieux urbain, rural et désertique), les contrastes sont puissants, les effets spéciaux sont à l'honneur... Reste que la mise en scène proprement dite, totalement inimaginative et dotée d'une photographie assez fonctionnelle (il ne suffit pas de multiplier les décors pour gagner en personnalité), laisse le souvenir d'une expérience graphique assez terne.

Son
Le score de John Powell donnant dans la sous-mélodie héroïque et s'habillant d'orchestrations particulièrement limitées, la bande sonore de Jumper se devait de s'appuyer sur des bruitages efficaces. Pas besoin du DTS HD toutefois pour profiter des fx liés aux diverses téléportations, effets assez pertinents a priori mais très vite répétitifs. Donc lassants.

Interactivité :
Fox commence enfin à comprendre le potentiel interactif que recèle le Blu-Ray, comme en atteste cette édition de Jumper. On retrouve bien sûr les suppléments déjà disponibles en standard : des scènes coupées anecdotiques (qui prouvent le manque de sérieux des auteurs au niveau de l'écriture), un making of sous forme de journal de tournage où le réalisateur Doug Liman affirme sa différence dans le petit monde du blockbuster hollywoodien (on préfère The Dark Knight, quand même...) et quelques featurettes, dont une consacrée à l'excellent travail de Weta sur les effets spéciaux. Mais le clou de l'interactivité réside, comme évoqué plus haut, dans une option exclusive au Blu-Ray : un commentaire vidéo (dit Picture-in-Picture) qui diffuse en surimpression du film images de tournage, interviews des artistes et divers documents liés à la pré et à la post-production du métrage. Ce n'est pas forcément passionnant dans le cas de Jumper, mais une telle option devrait légitimement s'imposer comme l'avenir des éditions collector.

  • Commentaires audio
  • Picture-in-Picture
  • Making of
  • Featurettes
  • Scènes coupées


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