|
Image :
Depuis l’arrivée des supports disques, Disney a toujours fait l’effort de soigner les restaurations de son catalogue à tel point que certains de ses films le plus anciens semblent maintenant avoir été tournés l’année dernière. Après une première édition DVD certifiée THX déjà convaincante (en exclusivité française), Pinocchio perd définitivement ses dernières rides en Blu-Ray. Nettoyé de fond en comble, le master est tout simplement parfait avec des couleurs marquées, parfaitement définies et des contrastes imposants. Une maîtrise totale du format qui vous fait redécouvrir la puissance d’une télé HD, et qui surprendra même les plus assidus de Pinocchio en faisant apparaître pour la première fois un relief et des variations de teintes invisibles jusqu’alors. Somptueux ! A noter que le film ayant été tourné au format 1.33, il fait donc apparaître des bandes noires sur les côtés de l’écran 16/9. Disney a du coup eu la bonne idée de proposer une option, Disney View, permettant de les remplacer par des peintures originales. Joli.
Son :
Eliminer les bonnes vieilles monos de notre jeunesse par des mixages DTS-HD Master Audio 7.1 modernes peut parfois faire des ravages sur les films de plus de vingt ans. Pourtant le présent Blu-Ray n’en fait jamais des tonnes avec la partition musicale et quelques légers effets disséminés sur les enceintes arrières, le reste retrouvant l’immédiateté d’origine. Bien entendu tout cela sonne parfaitement clair (jolie restauration) avec une agréable homogénéité et une limpidité exemplaire aussi bien en anglais que français.
Interactivité :
On ne pourra pas dire que Disney ne tente pas coûte que coûte d’encourager la consommation du nouveau support HD. Déjà dans le peloton de tête qualitatif, la firme propose le Blu-Ray de Pinocchio avec en bonus une copie du film en DVD, histoire de commencer sa collection avant d’avoir son lecteur ! Une opération qui n’entraîne aucune augmentation de prix. Pas mal. Une nouvelle sympathique, qui se conforte dans la présence de nombreux bonus totalement inédits nécessitant d’ailleurs l’ajout d’un disque supplémentaire. A commencer par un commentaire audio regroupant trois spécialiste Disney qui se complètent naturellement dans les échanges d’information sur la fabrication, l’époque, les avancées technologiques… vraiment très intéressant, mais dommage que ce supplément ne soit disponible qu’en anglais (sans sous-titres) ou dans un mauvais doublage français. Il est d’ailleurs largement conseillé de le visionner en lançant l’option Cinexplore, qui permet certes de voir les trois compères derrière leur micro en même temps que le film, mais surtout de profiter de croquis, d'extraits d’autres classiques et de documents d’époque pour étayer la discussion. Du coup, malgré sa longueur le documentaire « Sans ficelles » se révèle vite répétitif, d'autant que la plupart des intervenants ont tendance à tomber dans la vénération aveugle. Un niveau d’auto-promo franchement écœurant qui fatiguera même les plus endurcis. Heureusement la pilule passe tout de même un peu mieux avec quelques archives savoureuses comme des scènes coupées reconstituées sur la base des story-boards, une chanson jamais utilisée, les prises lives qui servaient de base aux animateurs et bien entendu les énormes galeries d’images avec tous les croquis et recherches graphiques. Une mine de documents au milieu de laquelle on ne comprend pas bien ce que vient faire la featurette « Gepetto d’hier et d’aujourd’hui », consacrée aux gentils artisans du jouet à l’ancienne. Mouais. On ne parlera pas forcément du clip de la version remixée de Wish upon a star chanté par la poupée Meagan Martin venue de Disney Channel… Ca serait tirer sur un corbillard. |