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DRAGON ROUGE (BLU-RAY)
Zone B - USA - 2002

Genre : Thriller
Réalisateur : Brett Ratner
Acteurs : Anthony Hopkins, Edward Norton, Ralph Fiennes, Harvey Keitel, Emily Watson, Mary Louise Parker…
Durée : 124 min
Image : 2.35 16/9 Compatible 4/3
Son : DTS-HD Master Audio anglais, DTS Français, allemand, italien, espagnol…
S-T : Français, anglais, italien…
Editeur/distrib. :
Universal
Date de sortie : 15 avril 2009

Film :
Technique :

Interactivité :

Synopsis :
Will Graham ne fait plus partis du FBI depuis qu’il a affronté le sérail killer Hannibal Lecter. Il se repose tranquillement dans sa retraite au bord de la mer avec sa femme et son fils jusqu'à ce que son ancien supérieur Jack Crawford vienne lui demander de l’aide pour le cas d’un nouveau tueur qui a déjà décimé deux familles. Graham va devoir redemander de l’aide auprès de Lecter.

Les yeux rouges

Dire qu’on l’attendait impatiemment serait mentir. Certes on aimait l’idée de retrouver le psychiatre cannibale Hannibal Lecter, mais certains choix sur le film avaient de quoi nous effrayer. Tout d’abord refaire une version du roman Dragon Rouge, 17 ans après le Manhunter de Michael Mann, en essayant de faire abstraction du passé. Deuxième gros problème : le choix de Brett Rainer comme réalisateur … Oui, l'auteur des Rush Hour, de Family Man, Argent comptant et quelques années plus tard du troisième X-Men… Ca fait peur hein ?     

Dino De Laurentiis est un très grand producteur. Il a travaillé avec Ridley Scott, Michael Cimino, John Milius, Michael Mann, Sam Raimi, David Lynch  et a souvent été à l’origine de films essentiels. Mais ce monsieur a une conception du cinéma toute particulière. Il pense avant tout au succès public et dans une moindre mesure (mais alors bien moindre) à la qualité du métrage. Son flair pour trouver les sujet à succès est d'autant plus incroyable. Ainsi en 1986 il déniche un livre, Dragon Rouge, et en fait réaliser l’adaptation par un Michael Mann tout juste sorti de 2 flics à Miami. Si le film ne fait pas d’étincelles au box office, sa suite Le Silence des agneaux fait un joli carton et le personnage d’Hannibal Lecter entre dans la légende sous les traits d’Anthony Hopkins. Jusque ici tout va bien. Chaque épisodes possède ses qualités, même si l’on peut trouver que Le Sixième Sens (titre français de Manhunter), malgré des tréosrs esthétiques, a du mal à faire oublier son côté 80’s (mais les 80's, c'est le sujet du film ! ndlr). De Laurentiis n’attend plus qu’une chose, que Thomas Harris écrive une nouvelle suite. Il devra patienter jusqu'à 2001 pour mettre en branle un Hannibal réalisé par Ridley Scott. Un film qui mérite d’être réévalué dans sa version DVD grâce à l’apport des scènes coupées. Car si le producteur avait plutôt laissé tranquille les réalisateurs jusqu’ici, la transformation de la série en franchise (poupées incluses) laisse entendre au mogul qu’il se doit de tout contrôler de A à Z. Scott va en pâtir (les différentes coupes lui ont été imposées) et Brett Rainer va carrément servir de vaisseau conducteur à l’idéologie De Laurentiis.

Manque de sens

Si l’ensemble du métrage n’a rien de foncièrement désagréable (euh, si, quand même, ndlr), il n’en reste pas moins un immense gâchis. Pas de doute, Dragon Rouge n’a été produit que dans le but de plaire au plus de spectateurs possible. Donc pour limiter les risques, le réalisateur (plus technicien que réalisateur d'ailleurs) a mis un point d’honneur à ne choquer personne. Sa réalisation pantouflarde passe donc plus de temps à cadrer les super acteurs méga stars au milieu du Cinémascope qu’à tenter de créer une ambiance adéquate. De la même façon, Rattner joue la sécurité en reprenant systématiquement, et ce pour chaque plan, une référence présente dans les précédents films (couleurs chaudes et compositions baroques pour le pré-générique ;  image froide pour les scènes dans l’asile ; couleurs vives pour les scènes au domicile de Graham). Mais à force d’assurer ses arrières et de se limiter à fournir le strict minimum (un peu de frisson, un peu de sentiment, un peu d’humour), Dragon Rouge devient très vide fadasse, sans goût et, comble du comble, sans suspense. En somme une sorte de téléfilm bateau à très gros budget. Bien dommage quand on connaît les fulgurances dont avait fait preuve le film original et surtout l’intelligence et la sensibilité qu’aurait pu inspirer le roman de Thomas Harris. Si seulement ils l’avaient lu.

Nathanaël Bouton-Drouard


Image :
Pas encore très vieux, Dragon Rouge affichait une belle santé en DVD. Son passage au format HD lui donne tout de même un peu de volume supplémentaire. Toujours aussi bien contrastée, la copie affiche des couleurs plus soutenues et une profondeur de champ pertinente. Un très léger bruit vient parfois se faire remarquer, mais le résultat global est tout à fait soigné.
 
Son :
Sans doute la seule vraie qualité du film, la bande originale composée par Danny Elfman n’est plus étouffée par un Dolby Digital efficace, mais forcément plus sommaire que le nouveau  DTS mi-débit de la version française. Encore légèrement aplati par un doublage pas honteux mais pas toujours bien mixé, il est clairement écrasé par le DTS Master Audio anglais. Les compositions du bonhomme explose à chaque instant de suspense, et permettent d’étendre la dynamique appréciable de l’installation.
  
Interactivité :
Impossible de dire que l’éditeur n’a pas fait d’effort. Mais malgré une belle liste de bonus en tous genres, Dragon Rouge ne brille pas vraiment non plus au rayon interactivité. Même les deux commentaires audio (réal et scénariste d’un côté, compositeur de l’autre) manquent souvent  de profondeur malgré la motivation générale. Les rares amateurs du film ne doivent pas non plus en espérer trop des scènes coupées (sans grand intérêt), du making of promo ou des petites featurettes vite emballées (durée moyenne : moins de 5 minutes). Curieusement c’est du côté du long documentaire sur le tournage du point de vue de Ratner que se relève l’intérêt général. On y voit le trublion faire visiter le plateau à ses copains (dont Mickael Jackson), faire le zouave entre deux prises et parfois bosser un peu. Un portrait pas forcément très positif que l’on peine toujours (et pour cause) à prendre au sérieux. Peut-être que s’il se mettait à faire de bons films…

  • Commentaire audio de Brett Ratner et Ted Tally
  • Commentaire audio de Danny Elfman
  • Scènes supplémentaires (12’)
  • Making Of (14’)
  • Le parcours du réalisateur (40’)
  • Les effets visuels (5’)
  • Essais cadrage et pellicule (12’)
  • Anthony Hopkins : Lecter et moi (4’)
  • Chaise roulante (4’)
  • Sur les lieux du crime, la maison des Leeds (4’)
  • Comparaison story-board / film (9’)
  • Dans la tête d’un assassin avec John Douglas (8’)
  • Film d’étudiant de Brett Ratner (4’)
  • Bandes annonces

 

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