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Véritable machine de festival, notamment remarqué à Neuchâtel (en Suisse, ou bien ? ), Dance of the Dead, petite péloche indépendante qui fleure bon les glorieuse 80’s, n’aura pas eu le droit en France à une sortie salle appropriée. Heureusement Free Dolphin Entertainement rattrape le coup avec DVD et un Blu-Ray disponibles dans les meilleures crèmeries.
Genre codifié à l’extrême et décliné à toutes les sauces, le film de zombies a connu nombre de parodies plus ou moins heureuses. Un exercice un brin facile (même s’il est dur de résister au Retour des morts-vivants) auquel avait échappé le monstrueusement drôle mais non moins passionné Shaun of the Dead. En toute modestie Dance of the Dead se présente comme son pendant américain en choisissant de jouer la carte de la comédie dans laquelle viennent s’inviter une armada de cadavres mobiles. L’occasion ? Le très attendu bal de fin d’année des lycéens US, sujet largement exploité où l’on croise pêle-mêle pouffes prétentieuses, nerds boutonneux, reclus, membres des pom-pom girls et chef de l’équipe de football. Sans jamais tomber dans le gag gras à la American Pie, le second film de Gregg Bishop (l’inconnu The Other Side) séduit d’emblée par une galerie de portraits convaincante où chacun peut reconnaître quelques souvenirs de jeunesse. Un chouia de caricature, mais surtout un vrai travail d’écriture qui s’amuse à détourner les situations entendues et l’équilibre des forces, transformant peu à peu les geeks de service (et puceaux de surcroît) en vrais héros de survival.
Rock is dead
Volontairement ou non, même la réalisation, assez sommaire dans les scènes de comédie, décalque à s’y méprendre celle, lambda, de la plupart des Sydney White (par le pire d’ailleurs). Pas forcément la naissance d’un nouveau cinéaste (on est loin de la révélation toute de même), Dance of the Dead se montre graphiquement un peu plus culottédès lors que les zombies débarquent. A commencer par une séquence de cimetière diablement efficace où les morts jaillissent littéralement de leurs tombes, avec une vélocité que bouderait George A. Romero, mais qui va faire les bonheurs des adeptes des soirées projos entre potes. Du maître du genre, le métrage site d’ailleurs joyeusement Dawn of the Dead (Zombie en France) en montrant des morts reproduisant bêtement leurs habitudes passées, quitte à dodeliner de la tête dès qu’un groupe de garage se lance dans un rock endiablé. De jolis effets gores bien frontaux (dont un bon gros palots de teenagers qui fait mal), de violents coups de pelles et beaucoup d’humour font de cette dernière danse une sympathique surprise, honnête et bien ficelée.
Nathanaël Bouton-Drouard |