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APPLESEED EX MACHINA - Bluray
Zone 2 - Japon - 2007

Genre : Science-fiction
Réalisateur : Shinji Aramaki
Acteurs : Ai Kobayashi, Kôichi Yamadera, Yûji Kishi, Kong Kuwata, Shinpachi Tsuji, Gara Takashima…
Durée :105 min 
Image : 1.85 16/9 compatible 4/3
Son : Anglais, japonais, français, allemand… en Dolby Digital 5.1
S-T : Français, anglais, néerlandais…
Editeur/distrib. :
Warner Home Video
Date de sortie : 18 juin 2008

Film :
Technique :

Interactivité :

Synopsis :
Les soldats Deunan, Briareos et Tereus se battent pour maintenir la paix dans la cité d'Olympus, jusqu'à ce qu'une attaque furtive de fanatiques transforme la ville en zone de guerre périlleuse...

Problème de maintenance

Autre création indispensable du père de Ghost In the Shell, Appleseed a lui aussi le droit à sa série filmographique. Après un premier essai sorti voici quatre ans, la saga revient avec un divertissement calibré produit par un certain John Woo.

Après une première adaptation foireuse en animation traditionnelle, la version cinématographique d’Appleseed, autre chef-d’œuvre de monsieur Masamune Shirow avait connu une jolie petite carrière en France grâce au travail appliqué de Kaze qui, outre un DVD collector et une BO luxueuse, avait signé là sa première sortie sur grand écran. Un film imparfait, aussi excitant techniquement que décevant dans son approche scénaristique, qui offrait quelques beaux moments toutefois, en particulier dans son approche la plus intimiste, explorant agréablement les liens amoureux qui lient nos deux héros Dunan et Briareos. Trois ans plus tard et avec l’apport de moyens bien plus conséquents, on espérait fortement que le réalisateur Shinji Aramaki transformerait l’essai avec Appleseed Ex Machina. Mettant une nouvelle fois de côté les réflexions ultra-complexes du manga original (et que Mamoru Oshii, via ses deux Ghost in the Shell, avait abordé sous une forme métaphysique), le nouveau film choisit même de s’écarter de la trame de la BD en concoctant un scénario inédit, comme un nouvel épisode et non une suite, montrant la mise en place d’un système de surveillance à l’échelle mondiale par l’utopique cité d’Olympus et les attaques terroristes d’un étrange groupe usant du contrôle mental.

Intéligence artificielle

Un thème vu des millions de fois à l’écran (et on ne parle même pas de la littérature) mais où le combat de la liberté contre l’esprit de la ruche se perd dans des dialogues faciles et sans envergure, et des non-dits au mystère facilement éventé. Un script qui manque cruellement d’originalité et oublie même de s’intéresser à ses personnages, malgré l’arrivée d’un « clone » de Briareos avant qu’il ne soit transformé en machine. Mais une nouvelle fois, ce qui aurait pu devenir un triangle amoureux pertinent est vite expédié pour se transformer immanquablement en franche camaraderie. Reste qu’une nouvelle fois Aramaki montre son talent pour fournir des scènes d’action purement spectaculaires et des gunfights ambitieux (certains s’amuseront à déceler quelques clins d’œil du producteur John Woo), mais qui prennent trop souvent un tournant habituellement propre au blockbuster américain, en particulier dans un grand final bardé de sacrifices et de tragédies poussives. Un final qui s'achèvera sur l’arrivée d’une créature inappropriée, mélange sans saveur entre la reine des Borg de Star Trek et un boss de Final Fantasy. Là ou Ex Machina réussit néanmoins à marquer le coup, c'est bien entendu du côté de la technique, avec un « toon-shading » (sorte de cell-shading amélioré) bluffant dans la richesse des matières, le naturel des mouvements et surtout la beauté des décors. Beau donc, mais tellement vide.

Nathanaël Bouton-Drouard




Image :
Vu les merveilles visuelles auxquelles nous ont habité les récents transferts de films en image de synthèse sur format HD (Cars et Ratatouille pour ne pas les citer), on aurait pu s’attendre à un résultat bien plus probant pour le nouvel Appleseed. Le master est bien évidement dénué de tout défaut à l’image et la définition fait des merveilles, mais si certaines séquences montrent des contrastes parfaits, d’autres paraissent un peu ternes avec comme un léger filtre grisâtre qui, du coup, donne un manque de lumière à l’ensemble.
   
Son :
Pas de piste True HD ou de DTS ici, il faut se contenter d’une pléthore de mixages Dolby Digital 5.1. La qualité est équivalente dans à peu près toutes les langues avec une dynamique efficace mais plaçant un peu trop en avant la bande son techno au détriment des bruitages. Notre préférence ira bien entendu vers le doublage japonais, purisme oblige. Une manière de se rendre compte qu’à la manière du premier DVD du Château de Cagliostro, le sous-titrage a été effectué en se basant sur le doublage américain, bien plus bavard, inutilement explicatif et ajoutant de-ci de-là quelques taglines propres aux actionner locaux. En résultent des sous-titres en constant décalage et ne reflétant pas forcément la sobriété des dialogue nippons. Curieux et désagréable.
  
Interactivité :
Comme pour le premier épisode, Ex Machina profite d’une bonne dose de bonus revenant sur la production du métrage avec un commentaire audio (non sous-titré) du producteur, surtout concentré sur les techniques d’animation mises en place. Des propos laconiques, pas forcément passionnants sur la longueur, qui trouvent un complément plus convaincant dans la featurette Une technologie révolutionnaire : l'animation d'Ex Machina, idéale pour les passionnés de technique. Pour les questions artistiques, il faudra se tourner vers la featurette sur le travail en coopération entre le producteur John Woo et le réalisateur Shinji Aramaki, témoins d’une belle dynamique entre les deux artistes, et surtout d’une méfiance vite oubliée entre les deux bonshommes. Le reste paraît bien moins convaincant avec deux documentaires qui s'intéressent respectivement à Masamune Shirow et à l’arrivée du manga aux USA. Réservés au néophyte, ils sont réalisés avec un style qui peut agacer et tombent surtout souvent dans la caricature comics / manga. Ils contiennent de plus quelques erreurs, à commencer par l’oubli pur et simple de la première œuvre de Shirow, Black Magic, comme si sa carrière n’avait commencé qu’avec sa reconnaissance par les lecteurs américains.

  • Commentaire audio
  • "John Woo et Shinji Aramaki font équipe" (16’)
  • "Une technologie révolutionnaire : l'animation d'Ex Machina" (18’)
  • "Les chroniques d'Appleseed" : l'histoire du phénomène animé (20’)
  • "Quand l'Orient et l'Occident partagent leur vision des mangas" (19’)
  • Bandes annonces

 

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