ajouter aux favoris (IE seulement) ajouter en page de démarrage
- BOX OFFICE
- Archives
- Dossiers / Interviews
- BANDES ORIGINALES
- JEUX VIDEO
- Livres
- FORUM
- Ecrire à la rédaction
- Liens utiles
 

 

 
 


> Portfolio
> Liste des suppléments
> Liens Internet / bande-annonce

THE LOST
Zone 2 - USA - 2005

Genre : Drame / Horreur
Réalisateur : Chris Sivertson  
Acteurs : Marc Senter, Shay Astar, Alex Frost, Megan Henning, Robin Sydney, Dee Wallace, Misty Mundae, Ruby Larocca…
Durée : 115  min
Image : 2.35 16/9 Compatible 4/3
Son : Anglais et français Dolby Digital 5.1
S-T : Français
Editeur/distrib. :
Free Dolphin Entertainment
Date de sortie : 4 mars 2009

Film :
Technique :

Interactivité :

Synopsis :
Trois adolescents font la fête dans les bois. Aux commandes du groupe, Ray, armé d'une carabine, tue brutalement deux campeuses qui ont la malchance de se trouver sur son chemin. Ray établit alors un pacte avec ses amis pour qu'aucun d'eux ne révèle les atrocités commises ce soir-là.

Chronique ordinaire

Petit champion de festival, premier film d’un réalisateur devenu maudit depuis son pourtant exceptionnel I Know Who Kill Me, The Lost aura dû passer directement par la case DVD en France. Encore un Direct-to-Video qui méritait bien mieux que cela, même si on ne peut que remercier Free Dolphin d’avoir eu le courage de le distribuer. Merci donc.

Si Jack Ketchum (The Girl Next Door) publie ses romans crus et violents depuis près de trente ans, il aura pourtant fallu attendre que le jeune Chris Sivertson (avec l'aide de son ami et producteur Lucky May McKee) s’intéresse à The Lost pour en connaître une adaptation sur grand écran. Un film à tout petit budget cependant, tourné en toute liberté mais aussi avec des acteurs et actrices débutants, voire non professionnels. Le jeu général n’est pas toujours idéal certes, mais on sent la volonté de cette jeune équipe de pousser le récit jusqu’au bout en particulier pour le personnage de Ray Pye, antihéros de cette tragédie du quotidien incarné par un Marc Senter tombant parfois dans le caricatural, mais exprimant parfaitement l’aspect séduisant de ce loubard d’un bled paumé et le psychopathe latent. Le portrait se fait cruel et franchement pathétique, alors que l’ersatz raté de James Dean cherche inlassablement le rapport de force et se persuade de son pouvoir de séduction sur les fans. Un tombeur certes, mais qui ne peut cacher sa colère devant tout refus.

Light my fire

Cette tendance à la violence gratuite, voire hystérique l’amène donc, dès l’ouverture, à assassiner deux jeunes femmes innocentes faisant un peu de naturisme au bord d’un lac. Un crime au paradis en somme qui contamine peu à peu l’intégralité du métrage, tout d’abord par la simple image d’une mouche signifiant la pourriture que le petit groupe tente d’oublier, jusqu’à un final presque apocalyptique, moins sanglant que perturbant, rejouant d’une manière plus directe celui de Twin Peaks Fire Walks With Me. Une connexion que l’on retrouve aussi dans l’exploration réussie de nombreux personnages secondaires (en particulier les « conquêtes » de Ray Pye) et un rapport particulier à la réalité d’une « petite ville ». Une inquiétante étrangeté comme dirait l’autre allemand, qui est largement due à la mise en scène impressionniste (et impressionnante) de Sivertson, savourant une moiteur hypnotique et des effets de filtre citant intelligemment l’école italienne. Un premier essai d’une réelle maîtrise donc, profondément perturbant. Et en prime, une excellente adaptation de Ketchum.

Nathanaël Bouton-Drouard




Image :
Chris Sivertson aime travailler son image et Free Dolphin fait de réels efforts pour accompagner cette démarche. La copie est très propre et affiche une jolie précision. Idem du côté des couleurs qui profitent de contrastes parfaitement dessinés et d’une lumière très efficace. On regrettera simplement quelques petites pertes de définition dans certaines séquences et une compression à qui il arrive de décrocher quelques secondes.

Son :
Grosse déception du côté des pistes sonores, à commencer par la version française qui malgré un doublage convenable écrase son Dolby Digital 5.1 avec une source frontale dédiée aux dialogues. La piste anglaise (5.1 aussi) fait exactement l’inverse avec une omniprésence des effets sonores. Une belle dynamique, une belle ambiance, mais qui recouvre très souvent des dialogues qui deviennent difficilement audible. Heureusement il reste les sous-titres.

Interactivité :
Film indépendant tourné à la débrouille, The Lost ne nous parvient forcément pas bardé de bonus, même si quelques-uns viennent compléter l’aventure. A commencer par une série de scènes coupées (ou légèrement rallongées) qui mises bout à bout frôlent l’indigestion. Ecartées tout à fait logiquement, elle permettent tout de même de préciser quelques petits détails sur l’actif des personnages et de souligner le lien ténu qui existe avec le roman. Le tout se poursuit avec un petit regard du côté des auditions et un extrait du story-board présenté en splitscreen avec l’extrait du film. A noter pour les collectionneurs la présence d’un petit court-métrage, « Jack & Jill » que Sivertson avait tourné pour apparaître dans le film May (de son ami et producteur Lucky McKee) comme une création d’Adam Stubbs. Par contre aucune trace du commentaire audio de The Lost enregistré pour l’édition américaine.

  • Court métrage (2’)
  • Scènes coupées (16’)
  • Auditions (7’)
  • Story-board (3’)
  • Bandes annonces

 

Plug-ins utiles
(cliquez sur les logos pour accéder aux téléchargements)


Webmaster | Qui sommes-nous ? | Publicité | Conditions d'utilisation
(site optimisé pour un affichage sous IE en 800x600 ou 1024x768) - CINEXTENSO.COM 2002 - 2009