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bande-annonce |
HANSEL ET GRETEL
Zone 2 - Corée du sud - 2007
Genre : Fantastique
Réalisateur : Yim Pil-sung
Acteurs : Chun Jeong-miong, Eun Won-jae, Shim Eun-kyong, Jin Ji-hee…
Durée : 112 min
Image : 1.85 16/9 Compatible 4/3
Son : Coréen DTS 5.1 et Dolby Digital Stereo, Français Dolby Digital 5.1
S-T : Français
Editeur/distrib. : Wild Side Vidéo
Date de sortie : 2 avril 2009
Film :      
Technique :      
Interactivité :       |
Synopsis :
Suite à un accident de voiture, Eun-soo, jeune homme dont la compagne attend un enfant et la mère est mourant, se retrouve perdu dans une forêt. Il y rencontre une jeune fille qui l’emmène dans sa maison au cœur des bois, découvrant une étrange famille, un couple et deux enfants. Rapidement, il s’aperçoit qu’il ne peut quitter la forêt, et découvre que la situation est bien plus terrible qu’il n’y semblait…
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Psychanalyse des contes de fées
Yim Pil-Sung, le réalisateur de l’étonnant Antarctic Journal, confirme son attrait pour le fantastique avec son second long-métrage, Hansel et Gretel. Présenté – et passé relativement inaperçu – à Gérardmer, le film n’en mérite pas moins qu’on s’intéresse de très près à lui.
Qualifier du fantastique d’« intéressant » revient souvent à parler de « film chiant ». Ici dès les premières minutes, le réalisateur, qui signe également le scénario de son film, s’attache à éviter les écueils des problèmes de rythme, en mélangeant notamment allègrement les genres. Entre un petit détour dans le cinéma d’horreur pur et dur (notamment asiatique, avec un clin d’œil au personnage féminin aux longs cheveux noirs), et un côté s’ancrant dans du fantastique plus que classique (bascule de la réalité dans une situation de plus en plus étrange), le cinéaste parvient à trouver un rythme de croisière qui intrigue le spectateur et le plonge de plain-pied dans l’histoire. S'appuyant sur une imagerie extrêmement colorée, et de décors surprenants et féeriques, la mise en scène s’attarde avec intelligence sur des détails via des plans directs quelque fois surprenants (comme la façon dont le trouble est généré lorsque le personnage principal découvre la maison et la famille, à travers des gros plans sur les gouttes de sueur du « père » et ainsi de suite). Hansel et Gretel happe le spectateur dans son univers, à la manière dont Eun-soo est emprisonné dans la forêt.
A l'espagnole ?
À mi-chemin de son récit, Yim Pil-sung fait presque volte-face, le ton étonnant, coloré, et particulièrement surréaliste de la première heure faisant place à des couleurs moins saturées et une ambiance moins surprenante, pour s’attacher à un propos plus humain. Si l’on peut regretter cette relative perte d’inventivité visuelle – et la façon dont la mise en scène gagne elle aussi en sobriété –, il faut tout autant noter que cette évolution s’inscrit dans la parfaite logique du récit. Ainsi, Hansel et Gretel rejoint la mouvance du cinéma fantastique espagnol, de L’Échine du diable à L’Orphelinat. L’horreur, le fantastique et l’épouvante y sont certes centraux, mais accompagnent et résultent d’un drame humain qui a eu lieu auparavant.
C’est ainsi que le réalisateur s’attache à expliquer l’ensemble du pourquoi de la situation, plongeant dans un drame fondateur dur et terrible, qu’il filme avec une pudeur remarquable qui contribue encore plus avant à l’horreur décrite. Et Hansel et Gretel, de film fantastique et horrifique inventif, devient une œuvre plus dense. S’écartant de la majorité des lieux communs qu’on pourrait attendre pour la conclusion du récit, Yim Pil-sung signe un film brillant, riche et étonnant, avec des acteurs de haute volée, et confirme qu’il est clairement un réalisateur à surveiller.
Dimitri Pawlowski |
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Image :
Pour un film jouant autant sur les couleurs (flamboyantes de la première partie, plus sombres dans la seconde), il était capital que le travail sur l’image soit de qualité… et il l’est ! On est ainsi plongé tout entier dans l’ambiance particulière qui se dégage du film, dans les explosions de couleur parfaitement rendues ou les ténèbres mystérieuses dont le contraste est parfait.
Son :
Première constatation, un doublage français d’une rare qualité ; ce n’est pas si courant que cela dans un film asiatique, autant le signaler. Pour le reste, malgré quelques décalages entre le niveau sonore des dialogues et de la partie musique / bruitages, l’ensemble contribue tout autant que l’image à la qualité du film, notamment en ce qui concerne son ambiance.
Interactivité :
Un disque complet, rempli à craquer (près de trois heures de contenu !) accompagne le film, et le complète de façon particulièrement réussie.
Commençons par les scènes coupées, gagnant énormément avec les commentaires du réalisateur, qui commente sans prendre de gants le pourquoi des coupes, que ce soit sur l’écriture ou sur le jeu des acteurs.
Les trois courts reportages sur les décors, la musique et les effets spéciaux sont également très instructifs, notamment dans leur volonté d’éviter le côté promo habituel. Y sont abordées des questions variées et particulièrement intéressantes, sans que les monteurs aient besoin de recylcler trop d'images du film. Les extraits choisis enrichissent la vision qu’on peut avoir de celui-ci.
Dans la même veine, le making-of se révèle passionnant de bout en bout, révélant de nombreuses choses sur le film et son tournage, dans une excellente ambiance qui ne semble pas feinte. Pas (ou très peu) de langue de bois, de nombreuses informations, voilà qui est une quasi-certitude d’un résultat instructif et de qualité.
Et pour couronner le tout, deux courts-métrages du réalisateur accompagnent les différents éléments autour du film. Baby est une tranche de vie au rythme posée, démontrant déjà une approche personnelles de la mise en scène, épurée et jouant énormément sur l’ambiance, bien que l’ensemble manque terriblement de rythme. Brushing, de son côté, est la première réalisation de Yim Pil-sung, et comporte tout autant des scories de jeunesse que les prémisses de sa mise en scène.
Au final, le DVD de compléments se montre parfaitement rempli, passionnant, et remplit dans les moindres détails son rôle de, justement, compléter le film qu’il illustre.
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- Making-of (55’)
- Scènes coupées (avec commentaire audio optionnel du réalisateur) (8’)
- Les décors (14’)
- La musique du film (15’)
- Les effets spéciaux (9’)
- Sur le tournage (14’)
- Moments de détente (5’)
- Baby (34’) et Blushing (22’), deux courts-métrages inédits du réalisateur
- Recommandations d’autres réalisateurs (3’)
- Bande-annonce
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