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Alors que la résurrection de Futurama pour une « vraie » nouvelle saison se fait de plus en plus précis, la série revient pour la troisième fois (et a priori l’avant-dernière) sous la forme d’un long-métrage aux entrées multiples. Les fans seront encore de la partie même si cette fois-ci le résultat paraît un peu brouillon.
Après un Monstres aux milliards de tentacules dantesque, la série des DTV de Futurama continue son petit bonhomme de chemin en s’écartant, une fois n’est pas coutume, des multiples références aux classiques de la science-fiction. Il faut en effet regarder cette fois-ci du côté du Seigneur des anneaux et du jeu de rôle Dongeons & Dragons puisque toute la bande du Planet Express se retrouve plongée dans un monde parallèle où ils deviennent eux-mêmes des héros mythologiques, mais sans laisser de côté leur stupidité et leur méchanceté légendaires. Un humour extrêmement référentiel mais pour le coup accessible à tous : les spectateurs se souviennent mieux du film de Peter Jackon que des invasions de soucoupes volantes des années 50. Un vrai régal qui ne trouve son ton de croisière que dans sa seconde partie puisque, Matt Groening oblige, la trame narrative a tendance à partir dans des directions étonnantes pour arriver à la Fantasy attendue.
Less precious
Une méthode qui fait des merveilles habituellement (les épisodes des Simpson sont à ce titre de vraies leçons d’écriture scénaristique), mais qui ici, de par une structure réunissant quatre épisodes voués à être diffusés séparément dans un second temps, perd un peu de sa superbe. Un manque d’équilibre peut-être dû au retour de Dwayne Carey-Hill (Bender’s Big Score) aux commandes et qui en tout cas rend les hésitations de la première partie du film un peu laborieuses. Un début plus convenu sans doute, jouant sur les délires de la méchante Maman et sa famille de demeurés en pleine démesure capitaliste, jouant sur des situations déjà vues dans la série. Le métrage est indéniablement le moins réussi des trois mais réserve, n’en doutez pas, quelques grands moments de marrade improbable, avec une liberté de ton toujours inégalée : fesse à gogo, coup de boule dans les parties de la politique américaine, scène lesbienne, gros mots à tous les étages, sous-texte de vieux gaucho sur le retour… Ce Futurama, malgré ses défauts, reste toujours un divertissement libertaire et hors-norme où surnage plus que jamais un amour de la culture geek qui ne peut qu’attirer notre sympathie.
Simon Gruber |