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DYING GOD
Zone 2 - France / Argentine - 2008

Genre : Horreur
Réalisateur : Fabrice Lambot
Acteurs : James Horan, Agathe de La Boulaye, Lance Henriksen…
Durée : 85 min 
Image : 1.77 16/9 compatible 4/3
Son : Anglais en Dolby Digital 2.05.1 Dolby True HD
S-T : Français
Editeur/distrib. :
Neo Publishing
Date de sortie : 1er juillet 2008

Film :
Technique :

Interactivité :

Synopsis :
A son réveil tardif, Sean Fallon, s’apprête à passer une journée comme les autres. Quelques rails de coke, une passe ou deux, peut-être un petit détour par le commissariat. La routine, quoi… Pas de chance. Notre flic corrompu se retrouve face à une série de viols et de meurtres atrocement barbares. Les victimes, pour la plupart des prostituées, sont retrouvées éventrées, dévorées de l'intérieur... Entre sexe, alcool, trafic d'armes et rites indiens ancestraux, l’horreur des monstres côtoie celle des hommes.

Mauvaise idole

Beaucoup de férus d’horreur et de fantastique se demandaient où était passé depuis dix ans un certain Jean-Pierre Putters. Créateur et rédacteur en chef émérite de la meilleure revue de genre française, Mad Movies bien sûr, le bonhomme avait défendu des années durant le cinéma bis et une certaine idée du grand spectacle avec une plume habile et un humour à froid savoureux.

Mais voilà, monsieur semblait parti à la retraite. Sauf que bien entendu il ne pouvait en rester là et a entre-temps monté sa propre boîte de production, Metaluna, dévouée à de petites bandes d’exploitation bien sanguinolentes. Après deux courts métrages remarqués dans divers festival, la petite société passe enfin au long métrage avec un budget ultra-serré de 500 000 dollars, un tournage express de 22 Jours et une caméra HD bien visible. Des films de ce type, il s’en tourne tous les jours dans notre monde moderne, avec plus ou moins de bonheur, censés remplir les catalogues des petits éditeurs puis les bac promos des supermarchés. La question à se poser est bien entendu de savoir si Dying God aurait pu sortir en France si le fameux JPP n’avait pas été aux commande de cette réalisation signée par son acolyte Fabrice Lambot.

Lost in brazil

Au vu du résultat la réponse est bien entendu non. Car si l’on retrouve une vraie envie de retrouver l’énergie, la liberté et les digressions délirantes des meilleures productions des années 80, le métrage passe totalement à côté de ses promesses. Il démarre certes sous de bonnes augures avec un monstre à peine visible qui viole quelques prostituées au point de leurs exploser le ventre avec son engin gigantesque, mais bizarrement l’apprenti réalisateur préfère se consacrer à dépeindre les déboires d’un flic ripoux et alcoolique qui passe son temps à faire copain-copain avec les truands et à refaire des téléfilms érotiques d’M6 en compagnie de ses putes préférées. Ca blablate pendant des plombes, ça surjoue à outrance, ça se vautre dans la psychologie de bas étage et ça tente de se la joueur thriller sophistiqué, avec une mise en scène de téléfilm slovaque. Même le grand final (sic) consterne pas une créature craignos et un gunfight totalement incompréhensible et inutile. Les plus indulgents se contenteront de la présence de l’immense Lance Henricksen dans un rôle de guest consistant à avoir l’air un peu méchant dans une chaise roulante…Vvraiment, il n’aura jamais eu la carrière qu’il méritait, celui-là.

Nathanaël Bouton-Drouard


Image :
Tourné avec une simple caméra HD avec une photographie grisâtre et aplatie, Dying God peine à cacher la maigreur de son budget. La copie affiche son lot d’artefacts et la compression de la source est trop apparente. En quelques mots, on ne peut pas dire que cela soit particulièrement beau.

Son :
On ne sera pas étonné de ne pas retrouver ici de mixages luxueux en Dolby Digital 5.1 ou DTS. Au vu des origines modestes du projet, il faut bien entendu se contenter d’un DD 2.0 de facture honnête avec un écho naturel et une économie dans ses effets. On se demande même si l’on n’aurait pas préféré une petite VF bien foireuse et outrancière pour se marrer un peu.

Interactivité :
Question interactivité par contre c’est le grand luxe (ou presque) avec un sommaire bien complet regroupant commentaire audio, making et interviews. Des suppléments où l’on découvre une équipe passionnée (sauf J.P. Putters limite mutique) qui pourrait presque rendre le film sympathique en particulier lors d’une scène coupée outrancière où le membre turgescent rebondit sur le bas ventre d’une donzelle... So Mad ! Ici c’est surtout Lambot qui convainc et laisse espérer une reprise en main pour une hypothétique nouvelle tentative.

  • Commentaire audio du réalisateur
  • 2 scènes coupées
  • Making of  (37’)
  • « Kurupi » - Interviews (15’)
  • Dessins de production
  • Galerie photo
  • Bandes annonces

 

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