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L'HOMME AU PISTOLET D'OR (BLU-RAY)
Zone B - Angleterre - 1974

Genre : Espionnage
Réalisateur : Guy Hamilton
Acteurs : Roger Moore, Christopher Lee, Hervé Villechaize, Maud Adams, Britt Ekland, Cliffton James...
Durée : 122 min
Image : 1.85 16/9 Compatible 4/3
Son : Anglais en DTS HD Master Audio 5.1, français DTS 5.1
S-T : Français, anglais, Néerlandais…
Editeur/distrib. :
FPE
Date de sortie : 13 mai 2009

Film :
Technique :

Interactivité :

Synopsis :
Scaramanga est l’assassin professionnel le plus dangereux et le plus insaisissable du monde. Mais les concurrents ne se bousculent pas au portillon. Il imagine donc un véritable traquenard pour affronter le meilleur agent secret dans un duel mortel.

Carte Gold

Souvent considéré comme un James Bond mineur pour cause de rythme moins soutenu que ses petits camarades, L’Homme au Pistolet d’or gagne clairement à la revoyure, autant par une mise en image impeccable que par son face-à-face de charisme et de style entre Roger Moore et Christopher Lee. So british of course.

Contre toute attente et malgré l’arrivée d’un nouvel acteur dans la défroque de l’agent secret, Vivre et laisser mourir est un véritable succès. Roger Moore, moins inquiétant que décontracté, a clairement fait mouche dans cette aventure à la lisière du fantastique et les spectateurs des années 1970 en redemandent. Déjà installé dans un rôle qu’il va monopoliser pour la décade suivante, Moore prend clairement avec son deuxième opus un chemin plus humoristique que ses prédécesseurs. Jaugeant constamment les situations avec une ironie toute british, le nouveau Bond s’amuse, ridiculise ses adversaires, soulève le sourcil lorsqu’une jolie asiatique se baignant nue lui révèle son nom (Chew-me), s’essaye au karaté et balance dans la rivière un petit mendiant trop insistant. Un humour pince-sans-rire (très proche de celui de l’acteur justement) complété par quelques passages plus grotesques (avec le retour du sheriff du bayou de Vivre et laisser mourir) et surtout par la douce folie de l’une des meilleures « James Bond Girl » : Miss Goodnight, superbe Britt Ekland, blonde délurée et complètement à la masse portant superbement le bikini.

Les dents longues

Avec autant de bonne humeur, le scénario se réduit à un ticket de métro certes, mais permet au vétéran Guy Hamilton (donc c’est le dernier 007) d’user de son talent d’artisan pour installer quelques séquences à suspens très efficaces ou profiter pleinement des superbes paysages délicieusement exotiques de la Thaïlande et de Hong-Kong. Une mise en scène classique mais classieuse que dévore littéralement à chaque apparition un Christopher Lee (à peine sorti de la série des Dracula) magistral en tueur machiavélique et froidement cruel. Un personnage qui fonctionne en contraste. D’abord avec son serviteur nain (l’Hervé Villechaize de L’Île fantastique) mais surtout avec 007 dont la relation fonctionne en négatif. Comble du bonheur, l’inquiétant Scaramanga possède sans doute la plus belle base secrète de toute la saga (devenue depuis un haut lieu du tourisme) et s’offre une salle de jeu kitsch au possible éclairée à la manière d’un Mario Bava…sans parler de son fameux pistolet (Transformer avant l’heure) dont la symbolique phallique est clairement exploitée. Un regard pertinent sur la mythologie du héros, aussi respectueux que discrètement analytique, où apparaissent régulièrement quelques petits détails rétro (le rayon laser solaire… on ne s’en lasse pas). Mais ça aussi, ça fait partie du charme des James Bond. Aux côtés de Vivre et laisser mourir et L’espion qui m’aimait, L’homme au pistolet d’or boucle doncla trilogie gagnante de la période Roger Moore.

Nathanaël Bouton-Drouard



Image :
Pas de doute, FPE soigne depuis le départ l’une de ses meilleures vaches à lait. Déjà bluffant sous la forme des Edition Ultimate, l’arrivée des Bond en Haute Définition est un nouveau pas vers l’excellence. La preuve avec L’Homme au pistolet d’or qui reprend bien sûr le même master entièrement restauré du DVD collector, auquel vient s’ajouter toute la performance du Blu-Ray. A commencer par une masse de détails entièrement inédits qui sautent aux yeux du spectateur et une grande profondeur de champ. Une collection de haute volée qui assure autant du côté des teintes que du piqué global. Rien à redire, vraiment rien.
 
Son :
Le risque avec les films d’action ayant pris un peu d’âge, c’est de se retrouver avec des mixages « dernière génération » totalement artificiels. Heureusement pour L'Homme au pistolet d'or, la piste DTS HD Master Audio 5.1 anglaise profite de son taux de compression pour soigner surtout la limpidité de l’écoute. La dynamique même de la spatialisation sait autant rester sobre en usant des effets surround qu'efficace lors de rares séquences d'action,  en privilégiant surtout les enceintes frontales avec une belle clarté. De son côté, la piste française DTS mis-débit se montre bien moins performante avec toujours le doublage d’époque particulièrement réussi, mais une tonalité tour à tour légèrement étouffée ou carrément criarde.
  
Interactivité :
Au bout d’un moment le principe de l’interactivité hérité des éditions Ultimates DVD ne réserve plus aucun mystère. D’un côté quelques featurettes ou best of pour les fans du détail et de la mythologie de Bond, de l’autre une pléthore d’archives de la télévision ou de la radio de l’époque, et enfin au milieu un ou deux documentaires sur le tournage. Le corps de l’interactivité repose encore sur la présence de deux commentaires audio, l’un reconstitué autour des interviews de toute l’équipe (informatif mais manquant de naturel), l’autre entièrement dédié à l’humour et la nonchalance de Roger Moore. Mais comme toujours, l’essentiel est parfaitement regroupé dans un making of mélangeant interviews inédites et documents d’époque, recouvrant l'ensemble du film. Un documentaire qui, dans le cas de L’Homme au pistolet d’or, se double d'un joli hommage à l’immense Christopher Lee.

  • Commentaires audio de Guy Hamilton et l’équipe technique
  • Commentaire audio de Roger Moore
  • Les coulisses de L’Homme au pistolet d’or (30’)
  • Les cascadeur de Bond (29’)
  • Le Russel Harty Show (3’)
  • Les lieux de tournages (2’)
  • Filles au combat (3’)
  • Cascade de l’American Thrill Show (5’)
  • Guy Hamilton : le réalisateur parle (5’)
  • La route qui mène à bord (8’)
  • Les décors exotiques (5’)
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