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bande-annonce
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SERIES 7 (Marathon Edition)
Zone 1- USA - 2001
Genre :
Réalisateur : Daniel Minahan
Acteurs : Brooke Smith, Glenn Fitzgerald,
Marylouise Burke, Richard Venture
Durée : 87 mn
Image : 1.85 16/9 compatible 4/3
Son : anglais en Dolby Digital 5.1
et 2.0
S-T : anglais en close-caption
Editeur/distrib. :
Date de sortie : disponible
Film :    
Interactivité / technique :
   
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Synopsis
:
Series 7, the contenders, est un show américain de télé réalité extrême qui fait fureur dans les foyers. Le principe est simple. Dans une petite ville, 6 personnes sont tirées au sort, on leur fourni des armes, et elles doivent survivre tout en éliminant les autres. Le dernier vivant est le vainqueur. Dans cette session, c'est Dawn, une femme enceinte, qui est la championne, ayant triomphé dans les parties précédentes. Mais la ville où se déroule le nouveau jeu est sa ville natale, et elle devra lutter malgré sa famille et ses souvenirs… |
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Mort story
Issu
des laboratoires du festival de Sundance après avoir travaillé à
la télévision, Daniel Minahan frappe fort avec son premier film.
Conscient des limites imposées par l'utilisation de la vidéo numérique,
il tourne entièrement son film comme une émission de télévision.
C'est la grande différence entre Series 7 et les autres œuvres
abordant un thème similaire, Le Prix du danger et Running
man. En effet, ces deux derniers utilisaient une forme pleinement
cinématographique, n'ayant recours aux images télévisuelles qu'en
de rares occasions, pour illustrer l'histoire. Ce procédé créait
du coup une distanciation non pas avec les personnages, mais avec
la dramatisation du récit, l'élément le plus important étant l'existence
de ce jeu barbare et improbable. Dans Series 7, il n'existe
aucun échappatoire pour le spectateur, puisqu'il regarde une émission
de télé, et non un film (mais qui est quand même un film… faut suivre).
Avec la multiplication, dans notre paysage audiovisuel, des programmes
de tele-réalité, l'acceptation des codes visuels du film de Minahan
est immédiate, les gimmicks habituels du genre nous étant largement
familiers. Ainsi, Series 7 est découpé en épisodes, avec
une voix off bien grave, des logos clinquants et tout le toutim.
On est presque surpris de ne pas être interrompu par des coupures
publicitaires !…
C'est
en fait ici que le réalisateur fait mouche. En parvenant à nous
faire accepter la réalité de ces images, il fait du coup ressortir
toute l'absurdité et la barbarie d'un système qui nourrit les citoyens
avec la bêtise, la méchanceté mais aussi l'humanité de ses pairs.
Le show est tellement bien monté, les "cliffhangers" (l'action s'arrête
avant son point culminant pour accrocher le spectateur) tellement
efficaces, que l'on se prend malgré nous au jeu. On veut savoir
ce qui arrivera à Dawn, si son amour pour Jeff sera plus fort que
le jeu… Series 7 devient alors carrément vertigineux, puisque l'on
suit comme un film ce qui est présenté comme une émission de télé.
Tout y est, sentiments, action, dilemmes moraux… Encore une fois,
le cinéaste démontre l'étendue de sa roublardise et de son habileté,
puisque, tout comme pour Loft Story, on ne peut s'empêcher de regarder
ce miroir de nos instincts, alors que notre sens moral nous crie
de le dénigrer, de nier son existence. Jusqu'au bout, Minahan nous
ballade, nous manipule, mais uniquement pour nous faire comprendre
la relation d'attirance/répulsion qu'a fait naître ce genre télévisuel
avec les spectateurs, ainsi que ses dangers. L'ultime image, renversement
de situation hilarant, est heureusement là pour nous faire sortir
du cadre de la réalité, et nous faire revenir sur terre. Juste à
temps pour réfléchir à ce que l'on vient de voir. Puissant.
Laurent Duroche
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Image :
De source entièrement numérique, Series 7 ne pouvait que se parer d'une image exemplaire. La définition est splendide, la compression ne souffre d'aucun défaut, les couleurs respectent la réalité… Un bonheur pour les yeux.
Son :
Deux pistes disponibles : une Dolby Digital 5.1 et une stéréo. La première s'en tire bien, avec des dialogues clairs et limpides. La surprise vient du fait que, même si le film est une fausse émission de télévision, les enceintes arrières sont assez actives. Alors paradoxalement, cela nous tire une peu de l'impression d'immersion que l'on ressent à la vision du film, mais cela permet d'avoir un disque performant. Et puis, pour ceux qui veulent se plonger totalement dans l'atmosphère, il y a la piste stéréo, plus proche de ce que l'on pourrait imaginer pour ce genre d'émission.
Interactivité :
Series
7 bénéficie d'une édition assez complète, qui accroît encore
le potentiel de séduction de ce DVD qui risque de ne jamais sortir
chez nous (le film était annoncé un moment pour une sortie en salles,
mais celle-ci n' jamais vu le jour). Tout d'abord, une petite précision,
rien n'est sous-titré, pas même le film, sauf si vous êtes muni
d'un boîtier close-caption. Cette barrière psychologique passée,
vous pourrez vous délecter d'un commentaire audio informatif de
la part du réalisateur, qui revient sur la genèse de son film et
explique quelques-uns de ses choix. Il se montre très sensible à
l'ambiguïté de son sujet, étant lui-même un peu perdu entre les
différents statuts de Series 7 : faux documentaire satyrique
? film de genre exploitant la violence qu'il entend dénoncer ?…
Le débat est ouvert. Puis vient un petit documentaire de 11 minutes
intitulé "Sundance Directors Lab", qui vous permettra de voir les
images de la première mouture de Series 7, tournée grâce au festival
créé par Robert Redford. Le tout est appuyé par des commentaires
de Minahan, et permet de voir les différences entre le projet initial
et ce qu'il est devenu. Des scènes coupées (9) viennent ensuite
nous renseigner sur les choix de montage du cinéaste, qui a visiblement
privilégié le rythme du film et choisi de laisser quelques personnages
dans l'ombre, au profit d'autres. La section "Extreme Promotion"
nous fait faire le tour des différents teasers, trailers, spots
radios et séances de distribution de tracts à l'entrée des cinémas.
L'occasion de voir que, du réalisateur aux acteurs, tout le monde
s'est impliqué dans la promo. La suite se matérialise sous forme
d'une galerie de 24 photos, assez anecdotiques. Enfin, une section
filmographie clôt les festivités. Mais là où les éditeurs nous balancent
habituellement une longue série de films et de dates, les concepteurs
du DVD de Series 7 préfèrent laisser la parole aux intéressés.
Résultat, pour chaque personne concernée, c'et une bio-filmo recueillie
en interview qui se déroule. Si vous avez du mal à comprendre l'anglais
parlé au téléphone, laissez tomber. Sinon, il est vraiment sympathique
d'entendre tout ce petit monde nous conter sa petite histoire. Une
idée intéressante qui prouve une fois de plus l'engagement de l'équipe
du film, et qui achève de faire de la présente édition de Series
7 un DVD d'exception, malgré la modestie des moyens mis en œuvre.
Une réussite de bout en bout.
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- commentaire audio
- documentaire
- scènes coupées
- section promotion
- galerie de photos
- filmographies
- interview
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- Site officiel du film
(US)
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