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Image :
Il serait mal venu de se plaindre de la qualité de la compression de Monster's ball tant sa qualité approche la perfection. Le transfert 16/9 est magnifique avec une saturation des couleurs exemplaire qui donne au film son atmosphère particulière, et une gestion des noirs quasi exemplaire. L'image réussi à être soigné tout en respectant cette saturation presque trop prononcé qui fixe aussi bien les détails que les ensembles, passant de l'ombre à la lumière avec une fluidité déconcertante. Cette attention apporté à l'image donne une certaine noblesse aux teintes du film auquel la compression du master rend clairement hommage en étant immaculée d'un bout à l'autre. Pas de bruits en arrière plan, une fluidité constante : c'est un régal.
Son :
Même si l'œuvre ne se prête pas aux effets ébouriffants d'un film d'action, il n'en demeure pas moins que l'exploitation da la BO et des dialogues est une petite merveille de savoir faire qui ravira les plus pointilleux d'entre vous. Des scènes qui gagnent en émotion grâce à leurs précisions dans les choix des effets (l'exécution) et une gestion de la musique et des dialogues mis en avant à bon escient dans chacune des scènes. Cela permet d'asseoir une fois de plus nos émotions en combinant les silences assourdissants et les envolées lyriques qui, même si elles ont tendance à laisser nos enceintes arrières légèrement en berne, permettent d'apprécier pleinement cet ensemble de qualité.
Interactivité :
Les
deux commentaires audio sont une véritable mine d'in formations
pour ceux qui ont aimé le film. Celui avec le directeur de
la photo est plus axé sur la technique et conditionne un
peu plus la façon dont on regarde ensuite le métrage.
Chaque ombre, chaque objet, chaque paysage sont le résultat
de négociations et d'adéquations entre le réalisateur
et son chef opérateur, avec comme seule motivation : servir
le récit. L'ambiance, les nuances sont les reflets des sentiments
et des situations décrites par le scénario. Les deux
hommes reviennent sur chacun de ces éléments avec
un respect réciproque évident. Alternant la description
et l'explication sur les détails qui font le film , que ce
soit les décors, les comédiens ou les techniciens,
qui sont tous les maillons d'une même chaîne, et qui
ont tant donné au film. Ils reviennent aussi sur les conditions
du tournage, narrant quelques anecdotes dont ressort le plaisir
évident qu'ils ont eu à faire le film, qui plus est
dans le sud des Etats-Unis.
Le second commentaire audio, s'il est moins académique et
technique, a le mérite de mettre en avant les sentiments
de Halle Berry et Billy Bob Thornton, et les rapports qu'ils ont
avec leur metteur en scène. Thorton va jusqu'à remercier
Dieu que Forster l'ait incité à faire certaines scènes
(en l'occurence celle où il est sur une barge en pleine tempête)
tant le résultat lui semble extraordinaire. Halle Berry souligne
que c'est son bébé et que lorsqu'elle revoit Monster's
ball, elle regrette presque d'avoir fait tourner certains plans
superflus au réalisateur qui n'ont pas été
retenues au montage, tant elle est fière du résultat.
Le plus surprenant dans son commentaire c'est quand elle explique,
durant la scène d'amour, qu'elle arrive à ne plus
voir que c'est elle à l'écran, et va jusqu'a juger
son personnage. Le réalisateur quand à lui regrette
simplement qu'on ait parlé de son film en soulignant presque
systématiquement la scène d'amour sans voir ce qu'il
y avait autour. Il explique qu'il y a tellement plus de choses appréciables
et importantes dans son film sans pour autant renier la scène,
qu'il regrette que la presse outre-atlantique n'ait retenu que cela.
Halle Berry lui donne son interprétation de la chose en lâchant
un laconique : "That's America" ! Malheureusement, les
deux commentaires ne sont pas sous titrés, et il faut vraiment
s'accrocher pour en saisir toute la saveur (pour l'accent de Billy
Bob Thornton, il faut carrément se cramponner). Mais si vous
avez aimé le film, votre persévérance ne manqueras
pas d'être récompensée.
Le
documentaire sur les coulisses du tournage, pourtant indiqué
par la jaquette, ne fait pas partie des réjouissances. Cependant,
et pour notre plus grand plaisir, il est remplacé par un
petit doc sur l'importance de la musique. Le réalisateur
explique ses motivations et on assiste par extraits aux enregistrements
des morceaux, avec comme intervenant le compositeur et les musiciens
qui ont participé à la BO. On est pas loin d'un contexte
promotionnel, (le cd s'affiche à la fin du reportage), mais
cette petite featurette donne envie de se le procurer sans attendre.
Les quatre scènes coupées au montage de Monster's
ball ne présentent que peu d'intérêt (hormis
la dernière) et démontrent l'opiniâtreté
du réalisateur qui a su filmer le strict nécessaire
dans le cadre de son long métrage.
- School yards :
Une scène où l'on voit Tyrell, le fils d'Halle Berry
dans le film, seul et isolé dans la cour de récréation
de son école. Il est temps de partir et le proviseur l'appelle
sans succès. Certainement une scène qui au départ
devait souligner un peu plus l'isolement du garçon, et son
désir de ne pas rentrer chez lui.
- Hanck and Lawrence :
Une scène plus courte dans le film où Hank raconte
à Lawrence une anecdote avec son père. La scène
est courte et ne présente que peu d'intérêt
dans la mesure ou elle lie un peu plus le gardien et son prisonnier,
ce qui est à l'encontre de ce qu'on peut voir dans le film,
en tout cas dans le cas de lawrence.
- Hanck and Buck :
Discussion entre le père et le fils. Buck se plaint de ne
pas sortir et exprime son angoisse d'être enfermé toute
la journée. Hanck lui conseille de sortir un peu mais ce
dernier réplique que la pluie l'en a empêché.
Il souligne ensuite que les deux jeunes Noirs n'ont pas entendu
l'avertissement de Hanck et son revenus rôder près
de la maison. Une scène pas vraiment utile, vu que tout est
déjà clair dans le montage définitif sur les
sentiments et les motivations du père : raciste, isolé
et rongé par sa haine. L'insérer au montage aurait
sans doute été un peu trop redondant.
- Retirement home :
On en sait un peu plus sur les conditions de placement du père.
Une scène qui avait tendance à grossir le trait sur
la désinvolture et la détermination de Hanck vis à
a vis de l'homme qui n'est plus rien pour lui et qui va enfin le
laisser vivre. Peut être la scène coupée qui
aurait le plus justifié une insertion dans le montage définitif.
Pour terminer cette interactivité, la bande annonce est
aussi disponible et représente un petit tour de force tant
elle sert le propos du film. Dans son ensemble l'interactivité
du DVD ne vaut que pour les commentaires audio (dommage qu'ils ne
soient pas sous-titrés) et la featurette sur la musique.
On ne retiendra pas les scènes coupées tant elles
ne présentent que peu d'intérêt.
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